Maltraitance

Stress Post-Traumatique et Violences : Comprendre, Apaiser et Se Reconstruire avec l’Hypnose

Le stress post-traumatique bouleverse la vie après des violences. L’hypnose clinique peut offrir un chemin d’apaisement et de reconstruction, en complément d’autres suivis thérapeutiques.

Il est des blessures que l’on ne voit pas, des cicatrices qui ne marquent pas la peau mais qui enferment l’esprit dans une prison invisible. Le Stress Post-Traumatique – SPT – est de celles-là. Il ne se résume pas à des souvenirs douloureux ou à une simple difficulté à tourner la page : il s’impose, s’ancre profondément et façonne le quotidien bien après que l’événement traumatisant ait eu lieu. Et quand ces blessures sont de surcroît causées par des violences intrafamiliales – VIF –, elles s’accompagnent souvent d’une perte totale de repères, d’une peur persistante et d’une culpabilité qui alourdit encore plus le poids du passé.

Vivre avec un traumatisme, c’est voir le monde autrement, à travers un prisme altéré par la douleur et l’hypervigilance, c’est ressentir une menace là où il n’y en a pas, être submergé par des émotions incontrôlables sans raison apparente, fuir certaines situations sans pouvoir expliquer pourquoi. C’est aussi, parfois, ne plus rien ressentir du tout, comme si une partie de soi s’était éteinte pour ne plus souffrir.

Pourtant, il est possible d’apaiser ces blessures invisibles, de retrouver un équilibre, de réapprendre à vivre autrement, sans être en permanence sous l’emprise du passé. De nombreuses approches existent pour accompagner ce processus de reconstruction, et l’hypnose thérapeutique fait partie des outils qui permettent d’agir en douceur sur ces mémoires traumatiques. Loin des idées reçues, elle ne cherche aucunement à effacer les souvenirs, mais à modifier leur empreinte émotionnelle, pour leur redonner leur juste place sans qu’ils ne dictent chaque instant du présent.

Dans cet article, nous allons explorer ce qu’est réellement le stress post-traumatique, comment il se manifeste, pourquoi les violences intrafamiliales en sont une cause majeure et comment une approche adaptée, alliant hypnose et prise en charge pluridisciplinaire, peut aider à avancer.

1. Comprendre le Trouble du Stress Post-Traumatique et les Violences Intrafamiliales

Le stress post-traumatique est bien plus qu’un simple souvenir douloureux : il est une empreinte laissée par un événement ou une série d’événements si intenses qu’ils bouleversent profondément la perception du monde et de soi-même. Ce trouble, longtemps associé aux militaires revenant du front, concerne en réalité un très grand nombre de personnes confrontées à des violences, des agressions, des catastrophes ou des abus.

Selon les données internationales, la prévalence du trouble de stress post-traumatique (TSPT) est estimée autour de 3 à 4 % sur la vie entière, avec des taux variables selon les contextes. En France comme ailleurs, il est reconnu que ce trouble reste largement sous-diagnostiqué, en particulier dans les suites de violences intrafamiliales.

Le traumatisme psychologique peut être classé en deux grandes catégories :

  • Le trauma dit « simple », qui résulte d’un événement unique et brutal, comme un accident, une agression, une catastrophe naturelle ou une attaque terroriste. L’impact est immédiat, avec une difficulté à assimiler ce qui s’est passé et un stress persistant ;
  • Le trauma dit « complexe », qui découle d’expositions prolongées à des violences, des abus ou des situations de domination et de danger récurrents. C’est le cas par exemple des violences intrafamiliales, des maltraitances vécues durant l’enfance, des violences conjugales ou encore des environnements destructeurs qui façonnent une vision du monde profondément marquée par la peur et l’impuissance. 

Les violences intrafamiliales – VIF – constituent une cause majeure de TSPT. Elles prennent des formes variées : violences physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou encore négligences graves. En 2023, les services de police et de gendarmerie ont recensé 271.000 victimes de violences conjugales – soit +10% par rapport à 2022 – et 82.800 victimes de violences intrafamiliales non conjugales – soit +14% par rapport 2022 –. Parmi les victimes de violences conjugales, 85% sont des femmes et 64% des violences sont de nature physique1. Ces données reflètent une réalité alarmante : les violences au sein du foyer, censé être un lieu de sécurité, sont la source majeure de traumatismes durables. Déjà élevés, ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité, une proportion importante des violences intrafamiliales n’étant pas déclarée.

Les victimes de ces violences développent souvent des symptômes invisibles de l’extérieur mais profondément invalidants au quotidien. L’hypervigilance est constante : le moindre bruit, un geste brusque ou un ton plus sec peuvent déclencher une réaction de panique incontrôlable. Le sommeil est perturbé, envahi par des cauchemars récurrents qui ravivent le traumatisme. L’évitement devient une stratégie de survie, éloignant la victime de tout ce qui pourrait lui rappeler son passé douloureux, quitte à restreindre drastiquement sa vie sociale et affective. Dans les cas de trauma complexe, la dissociation peut s’installer, créant une déconnexion émotionnelle avec la réalité, un sentiment d’irréalité ou même une impression d’être spectateur de sa propre vie.

Ce qui aggrave la situation, c’est que de nombreuses victimes ne se reconnaissent pas comme telles. Beaucoup de victimes de violences intrafamiliales pensent qu’il est normal de souffrir. Elles minimisent leur douleur, persuadées qu’elles exagèrent. Cette minimisation, renforcée par la peur du jugement et la culpabilité, les empêche bien souvent de chercher de l’aide. Il est pourtant essentiel de comprendre que le TSPT n’est pas une faiblesse, mais une réponse normale du cerveau face à un danger exceptionnel.

Reconnaître que l’on souffre de stress post-traumatique ou de traumatismes liés aux violences intrafamiliales est une première étape essentielle : c’est accepter que cette souffrance existe, qu’elle n’est pas imaginaire, qu’elle a des causes bien réelles et qu’il est possible d’y apporter des réponses adaptées. Le chemin de la reconstruction commence par cette prise de conscience et par l’accès à des approches thérapeutiques adaptées, qui permettent de redonner du contrôle sur ses émotions et de se libérer progressivement du poids du passé.

2. Les symptômes du TSPT et l’impact des violences subies

Le stress post-traumatique est bien plus qu’un simple souvenir douloureux qui revient hanter l’esprit : il s’inscrit profondément dans le fonctionnement même du cerveau et du système nerveux, modifiant la perception du danger, de la réalité et du temps. Les victimes ne revivent pas seulement leur trauma en pensée, elles le ressentent dans leur corps, dans leur manière de réagir au monde, dans leur rapport aux autres et à elles-mêmes.

Lorsqu’une personne subit un traumatisme violent, le cerveau ne l’analyse pas de manière rationnelle comme un événement passé que l’on peut traiter et ranger dans la mémoire. Au contraire, il réagit comme si le danger était encore présent, bloqué dans un mode de survie extrême qui continue d’influencer les comportements et les émotions bien après l’événement2.

2.1. La sidération : pourquoi certaines victimes ne réagissent pas sur le moment ?

L’un des aspects les plus mal compris du trauma est la sidération psychique, ce phénomène qui empêche une victime de réagir, de se défendre ou même de crier au moment des faits. Beaucoup de survivants de violences, notamment sexuelles ou intrafamiliales, s’en veulent de ne pas avoir réagi, comme si cela remettait en cause la gravité de ce qu’ils ont subi. Pourtant, ce blocage total est une réponse physiologique normale.

Face à un danger extrême, le cerveau ne se limite pas aux réponses de fuite ou de combat : il peut aussi déclencher une réponse de figement3. Cette réaction défensive est orchestrée par des circuits sous-corticaux, notamment l’amygdale, avec une inhibition transitoire du cortex préfrontal. Ce mécanisme, observé également chez l’animal, a pour fonction paradoxale d’augmenter les chances de survie en neutralisant tout mouvement perçu comme aggravant.

Ainsi, lorsqu’une personne sidérée ne bouge pas, ne crie pas ou ne se débat pas, ce n’est pas un choix, ni une absence de volonté et encore moins un consentement implicite, mais une réaction réflexe du cerveau qui coupe l’accès aux fonctions motrices et cognitives normales. Il ne faut donc jamais interpréter cette absence de défense comme une forme de consentement ou de passivité.

2.2. L’amnésie traumatique : pourquoi certaines victimes oublient pendant des années ?

Un autre phénomène courant chez les victimes de traumatismes est l’amnésie traumatique, souvent mal comprise et parfois utilisée pour discréditer les témoignages. Certaines personnes mettent ainsi des années, voire des décennies, avant de se rappeler pleinement des violences subies. Contrairement à un oubli classique, où un souvenir s’efface progressivement, l’amnésie traumatique est un mécanisme de protection du cerveau.

Lors d’un choc extrême, les circuits cérébraux de la mémoire – en particulier l’hippocampe, chargé de contextualiser les souvenirs, et le cortex préfrontal, qui aide à les organiser – peuvent être perturbés par l’excès d’hormones de stress (cortisol, adrénaline). Le résultat n’est pas une « mise à l’arrêt » mais une altération de l’encodage : les souvenirs se fixent de manière fragmentée, avec des images, sons ou sensations isolés, mal reliés entre eux et souvent dépourvus de repères temporels. C’est ce qui explique que certaines victimes se rappellent uniquement d’un détail sensoriel sans pouvoir reconstituer toute la scène, ou ont l’impression que ce qu’elles ont vécu n’était qu’un mauvais rêve.

Avec le temps, un élément déclencheur peut réactiver ces souvenirs enfouis : une discussion, un film, un lieu, un événement de la vie courante. Lorsque l’amnésie se lève, la mémoire revient souvent par morceaux, parfois dans un flot émotionnel difficile à gérer. C’est l’une des raisons pour lesquelles certaines victimes déposent plainte bien après les faits, non pas par opportunisme ou exagération, mais parce que leur cerveau ne leur permettait pas d’accéder au souvenir complet avant.

2.3. Pourquoi certaines victimes attendent des années avant de porter plainte ?

Le délai entre les faits et la révélation du trauma varie d’une personne à l’autre : certaines parlent immédiatement, d’autres des mois ou des années plus tard, parfois après un élément déclencheur. Plusieurs facteurs expliquent ce délai :

  • La peur et la honte : nombreuses victimes redoutent de ne pas être crues, d’être jugées, ou craignent des représailles de l’agresseur ;
  • L’emprise et la dépendance relationnelle : dans les violences intrafamiliales, l’auteur est souvent une figure d’autorité (parent, conjoint, proche). Cette asymétrie rend la révélation extrêmement coûteuse ;
  • Le déni et la dissociation : pour survivre, le cerveau peut mettre à distance l’événement (minimisation, justification, anesthésie émotionnelle). Ce mécanisme protecteur peut durer des années avant qu’une prise de conscience progressive ne survienne ;
  • L’absence de soutien : l’isolement ou la minimisation par l’entourage renforcent le silence.

La temporalité du trauma n’est pas celle de la société ni de la justice : l’intégration d’un vécu traumatique peut nécessiter des années, avant qu’il puisse être exprimé et reconnu.

2.4. L’impact du trauma sur le quotidien : une réalité invisible mais omniprésente

Les symptômes du TSPT ne se limitent pas aux flashbacks et aux cauchemars : ils envahissent tous les aspects de la vie : relations, travail, bien-être physique et psychologique.

L’hypervigilance est constante : le cerveau reste en mode alerte, interprétant chaque détail de l’environnement comme une possible menace. Un bruit, une voix, un regard peuvent suffire à déclencher une réaction de panique incontrôlable. Ce stress chronique épuise, provoquant des insomnies, des douleurs musculaires, des troubles digestifs et une fatigue intense.

L’évitement devient un mode de survie : certains lieux, certaines situations ou certaines personnes sont inconsciemment contournés, même si cela entraîne un isolement social ou professionnel. Dans les cas les plus sévères, la dissociation peut s’installer, où la personne se sent détachée d’elle-même, comme spectatrice de sa propre vie.

Le trauma n’est jamais figé dans le passé, il se rejoue dans le présent à travers des réactions disproportionnées, des peurs irrationnelles et une souffrance qui semble inexplicable aux yeux de ceux qui ne l’ont pas vécu.

Reconnaître ces mécanismes permet de comprendre que les réactions des victimes ne sont ni illogiques, ni exagérées, mais les conséquences naturelles d’un système nerveux profondément marqué par un événement hors norme. L’accompagnement doit prendre en compte ces spécificités pour être réellement efficace et respectueux du vécu de chacun.

3. Les craintes des victimes face à une thérapie et comment les apaiser

Lorsque l’on a vécu un traumatisme profond, l’idée même de demander de l’aide peut être source d’angoisse. Prendre rendez-vous avec un thérapeute, parler de ce qui s’est passé, se replonger dans des souvenirs douloureux, etc., tout cela peut sembler insurmontable et nombreuses sont les victimes qui hésitent, parfois pendant des années, avant d’oser franchir cette étape. Le silence et l’isolement leur semblent souvent plus sécurisants qu’une plongée dans l’inconnu. Pourtant, ces craintes sont parfaitement compréhensibles, et un accompagnement bienveillant doit en tenir compte.

3.1. Peur de perdre le contrôle pendant la séance

L’une des premières inquiétudes exprimées par les victimes est la peur de perdre le contrôle de leurs émotions ou de revivre leur traumatisme en pire. Beaucoup redoutent de se retrouver submergées par des souvenirs incontrôlables, de ressentir à nouveau la terreur et l’impuissance qu’elles ont connues lors de l’événement traumatique.

En réalité, un travail thérapeutique bien mené ne force jamais à revivre le trauma de manière brutale. Contrairement à certaines idées reçues, l’hypnose par exemple ne plonge pas la personne dans une reviviscence incontrôlée, mais permet au contraire d’accéder aux souvenirs de manière progressive, en étant accompagnée et sécurisée.

De plus, le cadre thérapeutique est conçu pour respecter le rythme de la personne. Il ne s’agit pas de forcer un souvenir à émerger ou d’affronter la douleur de manière abrupte, mais de créer un espace où l’on peut observer, comprendre et apaiser ce qui a été vécu, à une intensité supportable. Une approche adaptée repose sur des techniques de stabilisation émotionnelle, qui permettent à la personne de revenir à un état de sécurité intérieure avant et après chaque exploration.

3.2. Peur de se retrouver seule avec un thérapeute homme

Pour certaines victimes, notamment les femmes ayant subi des violences sexuelles ou intrafamiliales de la part d’un homme, l’idée d’être seule dans un cabinet avec un thérapeute masculin peut provoquer une forte angoisse. La méfiance est un réflexe naturel après une trahison aussi profonde.

Cette crainte doit être prise au sérieux, et il est essentiel d’offrir des alternatives pour que la personne se sente en sécurité. Parmi les solutions possibles :

  • Possibilité d’être accompagnée lors des séances, par un proche ou une personne de confiance ;
  • Assurer une transparence totale sur le déroulement des séances et laisser la possibilité d’interrompre à tout moment si la personne ne se sent pas à l’aise ;
  •  Créer un cadre rassurant avec une posture bienveillante et respectueuse, en prenant en compte la sensibilité particulière des victimes de traumatismes.

Certaines structures – comme PSYRALLIANCE – proposent également des séances filmées4, ce qui peut être un facteur supplémentaire de réassurance pour les personnes craignant d’être isolées ou en situation de vulnérabilité.

3.3. Peur que le trauma soit ravivé à jamais

Une autre peur fréquente est celle de ne jamais s’en sortir, que le fait de parler du traumatisme ne fasse qu’aggraver la douleur au lieu de l’atténuer. Certaines personnes craignent qu’en mettant des mots sur ce qu’elles ont vécu, elles ne puissent plus refermer la porte et soient condamnées à souffrir encore plus.

Cette peur est souvent liée à l’idée que le trauma est une bombe à retardement, qu’il est préférable de ne pas y toucher. Pourtant, ignorer un traumatisme ne le fait pas disparaître, et, bien au contraire, il continue d’agir en arrière-plan, influençant les émotions, les réactions et les comportements de manière inconsciente.

Un bon accompagnement ne consiste pas à rouvrir une plaie sans protection, mais à lui permettre de cicatriser en douceur. Les séances sont donc progressives et adaptées à chaque personne. On ne force jamais quelqu’un à parler de ce qu’il n’est pas prêt à affronter. Certaines approches permettent même de travailler sur les impacts du trauma sans avoir besoin de verbaliser chaque détail douloureux.

3.4. La nécessité d’un cadre de confiance et de bienveillance

Pour qu’une thérapie fonctionne, elle doit s’inscrire dans un climat de sécurité et de confiance absolue. Il est primordial que la personne sache qu’elle ne sera ni jugée, ni forcée, ni exposée à une souffrance inutile.

Les praticiens spécialisés dans l’accompagnement des traumas mettent en place des mécanismes de protection pour garantir un travail respectueux et adapté :

  • Un premier entretien sans pression, où la personne peut poser ses questions et exprimer ses craintes avant d’entamer un travail plus profond ;
  • Des techniques de stabilisation et d’ancrage, qui permettent de revenir à un état de calme et de sécurité à tout moment pendant et après chaque séance ;
  •  Un suivi évolutif, où l’on adapte la progression en fonction des besoins et des limites de la personne.

L’objectif n’est jamais de brusquer, mais d’accompagner avec bienveillance et patience, en respectant le rythme de chacun. Se sentir prêt à entreprendre un travail thérapeutique est déjà une étape précieuse sur le chemin de la reconstruction.

4. L’importance d’un accompagnement pluridisciplinaire

Le stress post-traumatique et les séquelles des violences intrafamiliales ne peuvent être abordés sous un unique prisme thérapeutique. Il ne suffit pas d’un seul outil, d’une seule approche, d’une seule méthode pour réparer les blessures laissées par un trauma. Chaque victime est unique, chaque parcours est différent, et chaque processus de reconstruction doit s’adapter à la personne et non l’inverse.

C’est pourquoi un accompagnement pluridisciplinaire est essentiel. Chacun des professionnels impliqués joue un rôle distinct, apportant une brique complémentaire à la prise en charge globale. Un suivi efficace repose souvent sur une combinaison de différentes approches, qui permettent d’agir sur les multiples dimensions du trauma : psychologique, émotionnelle, corporelle et sociale.

4.1. Le rôle des Professionnels de Santé

La première étape pour de nombreuses victimes consiste à se tourner vers des Professionnels de Santé, notamment des psychiatres et des psychologues spécialisés en psycho-traumatologie. Leur rôle est crucial pour plusieurs raisons :

  • Établir un diagnostic clair : Beaucoup de victimes ignorent qu’elles souffrent de stress post-traumatique. Un professionnel formé permet d’identifier les symptômes et de poser un cadre thérapeutique adapté ;
  • Assurer une prise en charge médicamenteuse si nécessaire : Dans certains cas, notamment lorsque l’anxiété est trop forte, que le sommeil est sévèrement altéré ou que des troubles de l’humeur sont associés – dépression, crises de panique –, un traitement temporaire peut être utile pour stabiliser la personne avant d’entreprendre un travail thérapeutique plus en profondeur ;
  •  Apporter un suivi psychothérapeutique structuré : En fonction des besoins, des thérapies cognitivo-comportementales – TCC – peuvent être mises en place, visant à reconstruire une perception plus apaisée de soi et du monde.

Cependant, le travail psychologique classique ne suffit pas toujours, certaines victimes ressentant un blocage persistant, une impossibilité de verbaliser leur souffrance ou une sensation de ne jamais réellement avancer malgré les séances. C’est là que des approches complémentaires comme l’hypnothérapie, l’EMDR/DTMA ou la méditation peuvent jouer un rôle déterminant.

4.2. L’hypnothérapie : une approche complémentaire pour travailler en profondeur

L’hypnose thérapeutique ne remplace pas un suivi médical ou psychologique, mais elle constitue un outil complémentaire reconnu pour stabiliser l’état émotionnel et corporel, réduire l’hyperactivation et favoriser un travail progressif. Elle ne vise pas à effacer les souvenirs mais à moduler la charge émotionnelle qui leur est associée, en renforçant le sentiment de sécurité intérieure et la perception de contrôle.

Contrairement à d’autres approches centrées sur l’exposition directe, l’hypnose repose sur une expérience attentionnelle et imagée qui permet d’explorer le vécu de manière graduelle, adaptée aux ressources de la personne.

Elle intervient sur plusieurs aspects clés :

  • Apaiser l’hypervigilance et l’anxiété : En aidant la personne à retrouver un état de calme intérieur, l’hypnose permet de diminuer le stress chronique et l’état d’alerte permanent qui épuise le système nerveux ;
  • Modifier l’impact émotionnel du souvenir traumatique : Le but n’est pas d’effacer le souvenir, mais de modifier la charge émotionnelle qui y est associée, afin qu’il cesse de déclencher des réactions incontrôlables ;p forte, que le sommeil est sévèrement altéré ou que des troubles de l’humeur sont associés – dépression, crises de panique –, un traitement temporaire peut être utile pour stabiliser la personne avant d’entreprendre un travail thérapeutique plus en profondeur ;
  •  Réparer l’image de soi et reconstruire la confiance : Beaucoup de victimes souffrent d’une profonde perte de confiance en elles, se sentent « brisées », incapables de retrouver une vie normale. L’hypnose permet de travailler sur ces aspects en renforçant la perception de sécurité et de valeur personnelle.

Contrairement à certaines méthodes où l’on cherche à analyser le trauma en profondeur, l’hypnose privilégie une approche expérientielle, en aidant la personne à ressentir un changement intérieur sans forcément devoir revivre la souffrance en détail.

4.3. EMDR, DTMA et autres approches complémentaires

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une approche validée et recommandée par l’OMS et plusieurs guides internationaux (NICE, ISTSS, VA/DoD) comme traitement de première intention du TSPT. Elle repose sur des stimulations bilatérales qui facilitent le retraitement adaptatif de souvenirs traumatiques.

Toutefois, l’EMDR peut s’avérer intense pour certaines personnes (fortes émotions, difficulté d’accès aux souvenirs, dissociation). Dans ces cas, d’autres techniques de stabilisation (hypnose, thérapies psychocorporelles, TCC) peuvent être mobilisées.

La DTMA (Désensibilisation des Traumatismes par les Mouvements Alternatifs) est une méthode inspirée de l’EMDR. À ce jour, elle ne bénéficie pas de validation scientifique robuste ni de recommandations officielles. Elle doit donc être présentée comme une technique expérimentale, qui peut être utilisée dans certains contextes mais sans statut équivalent à l’EMDR

La méditation et les pratiques corporelles – sophrologie, yoga, méditation, respiration – peuvent aussi être d’une grande aide pour réapprendre à ressentir son corps sans peur. Beaucoup de victimes de traumatismes complexes développent une forme de dissociation corporelle, où elles ne ressentent plus pleinement leurs sensations physiques, ou les perçoivent de manière altérée. Réintégrer une connexion bienveillante avec son corps est une étape essentielle dans le chemin de la reconstruction.

4.4. Chacun son rôle, une prise en charge globale

L’important est de comprendre que chaque approche a sa place, mais aucune ne peut tout faire seule :

  • Les psychiatres et psychologues apportent un cadre clinique et une stabilisation ;
  • L’hypnose et les thérapies alternatives permettent un travail sur les blocages inconscients et émotionnels ;
  • L’EMDR et la DTMA aident à désensibiliser progressivement les souvenirs douloureux ;
  • Les pratiques corporelles et la méditation rétablissent une relation plus apaisée avec son propre corps.

Cette complémentarité est essentielle car beaucoup de victimes se sentent démunies lorsqu’un accompagnement unique ne leur apporte pas de résultat immédiat. Elles pensent parfois qu’elles ne sont pas « faites » pour guérir, ou que leur trauma est trop profond pour être traité. En réalité, c’est souvent le manque de diversité dans l’approche thérapeutique qui ralentit le processus.

L’objectif d’une prise en charge pluridisciplinaire est d’offrir plusieurs chemins vers la guérison, afin que chaque personne puisse avancer à son propre rythme, avec les outils qui lui correspondent le mieux.

5. L’EMDR, souvent proposée en première intention : pourquoi et quelles alternatives ?

Lorsqu’une personne souffrant de stress post-traumatique ou de violences intrafamiliales cherche une prise en charge, l’EMDR est souvent la première approche thérapeutique qui lui est proposée. Recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS – et largement reconnue pour son efficacité, cette méthode repose sur un principe relativement simple : stimuler les mécanismes naturels de retraitement du cerveau pour désensibiliser progressivement un souvenir traumatique.

Mais si l’EMDR donne d’excellents résultats pour certains patients, elle ne fonctionne pas pour tout le monde. Pourquoi ? Parce que chaque traumatisme est unique, et que les besoins thérapeutiques varient d’une personne à l’autre. Pour celles et ceux qui ne parviennent pas à avancer avec l’EMDR, ou qui trouvent cette méthode trop intense, d’autres alternatives existent.

5.1. Comment fonctionne l’EMDR et pourquoi est-elle efficace ?

L’EMDR part du principe que le cerveau possède une capacité naturelle à digérer l’information, notamment les souvenirs douloureux. Cependant, lors d’un traumatisme intense, cette capacité peut être bloquée : le souvenir reste figé, non traité, comme une plaie ouverte qui ne cicatrise pas.

La technique de l’EMDR consiste à stimuler le cerveau de manière bilatérale – droite-gauche – à l’aide de mouvements oculaires, de tapotements ou de sons alternés. Cette stimulation permet de réactiver les processus naturels de traitement de l’information, un peu comme si l’on redémarrait un logiciel figé.

En répétant ce travail sur plusieurs séances, la charge émotionnelle associée au souvenir diminue progressivement. Le souvenir traumatique ne disparaît pas, mais il devient moins envahissant, moins douloureux, moins handicapant au quotidien.

5.2. Pourquoi l’EMDR ne convient-elle pas à tout le monde ?

Si l’EMDR est souvent très efficace, certaines personnes ne s’y sentent pas à l’aise, ou n’obtiennent pas les résultats escomptés. Plusieurs raisons expliquent cela :

  • Trop d’émotions d’un coup : Certaines victimes trouvent l’EMDR trop direct et trop intense, car elle demande de se reconnecter rapidement à des souvenirs douloureux ;
  • Difficulté à se connecter au souvenir : Pour fonctionner, l’EMDR nécessite que la personne puisse revivre mentalement l’événement avec une certaine clarté. Or, certaines victimes, notamment celles ayant subi des violences répétées, souffrent d’une amnésie traumatique qui rend cet accès difficile ;
  • Sentiment d’être submergé : L’EMDR peut réveiller des émotions brutes qui étaient enfouies depuis longtemps, ce qui peut être difficile à gérer entre les séances ;
  • Manque de ressenti corporel : Certains patients dissociés – qui ne ressentent plus leurs émotions ou leur corps – ne parviennent pas à établir de connexion entre le souvenir et leur ressenti actuel.

Ces limites ne signifient pas que l’EMDR est inefficace, mais simplement qu’elle n’est pas adaptée à toutes les victimes, tous les types de trauma, ni tous les moments du parcours thérapeutique.

5.3. Quelles alternatives pour les personnes qui ne répondent pas bien à l’EMDR ?

Si l’EMDR ne fonctionne pas ou est mal tolérée, d’autres approches existent et peuvent être tout aussi efficaces pour le traitement des traumatismes.

La DTMA – Désensibilisation des Traumatismes par les Mouvements Alternatifs – est inspirée de l’EMDR. Cette méthode fonctionne selon le même principe de stimulation bilatérale, mais avec une approche plus souple et plus progressive. La DTMA permet d’aborder le trauma sans forcer l’exposition directe aux souvenirs douloureux, ce qui la rend plus accessible aux personnes qui ont du mal à se connecter à leurs émotions ou qui craignent d’être submergées.

L’hypnose thérapeutique est également une alternative intéressante pour travailler sur le stress post-traumatique, notamment pour les personnes qui ne souhaitent pas revivre leur trauma de manière frontale. Contrairement à l’EMDR, qui demande de se replonger de manière vive dans le souvenir, l’hypnose permet d’apaiser les réactions émotionnelles associées au trauma sans forcément revivre l’événement, tout au moins le faire de manière détachée et sereine.

L’hypnothérapie peut ainsi être utilisée pour :

  • Travailler sur la dissociation et rétablir une connexion entre le corps et l’esprit ;
  • Désensibiliser les souvenirs douloureux en modifiant leur charge émotionnelle ;
  • Reprogrammer certaines réactions inconscientes (hypervigilance, évitement, anxiété).

Les thérapies psychocorporelles, quant à elles, mettent l’accent sur la reconnexion au corps, particulièrement pour les victimes de traumas complexes – violences répétées, abus prolongés –. Des méthodes comme la sophrologie, la méditation ou le yoga thérapeutique permettent d’évacuer le stress accumulé dans le corps et de réapprendre à habiter son propre corps sans peur.

Les TCC – Thérapies Cognitivo-Comportementales – sont également utilisées en complément ou en alternative, car elles permettent de déconstruire les schémas de pensée négatifs et de mettre en place de nouveaux comportements plus adaptés à la vie post-trauma.

5.4. Choisir la bonne approche : une question d’individualisation

Il n’existe pas de méthode unique et universelle pour traiter le stress post-traumatique. Ce qui fonctionne pour une personne peut être inefficace, voire inadapté, pour une autre.

L’important est d’adapter la prise en charge en fonction des besoins spécifiques de la victime :

  • Si la personne a peur d’être submergée, une approche plus douce comme la DTMA ou l’hypnose peut être préférable ;
  • Si elle a besoin d’un travail structuré sur les souvenirs, l’EMDR peut être un bon choix ;
  • Si elle ressent une dissociation corporelle, des pratiques psychocorporelles peuvent l’aider à se reconnecter à elle-même.

Le plus important est que chaque victime puisse se sentir en sécurité avec l’approche choisie, sans pression, sans culpabilité, et avec la possibilité de changer de méthode si nécessaire.

6. Hypnose & reconstruction post-traumatique : une approche progressive

Le stress post-traumatique enferme les victimes dans un état de vigilance extrême, où le danger semble omniprésent, même lorsque l’événement appartient au passé, si bien que l’esprit ne parvient pas à classer le souvenir comme terminé et que le corps continue de réagir comme s’il était encore sous menace. Dans cette dynamique, les émotions, les pensées et les réactions sont souvent incontrôlables, envahissantes, parfois même inexplicables. L’hypnose thérapeutique offre une approche complémentaire pour désamorcer ces mécanismes et permettre à la personne de retrouver un équilibre émotionnel.

Contrairement aux thérapies verbales classiques, qui sollicitent surtout l’analyse consciente du traumatisme, l’hypnose mobilise des processus attentionnels et imagés qui modifient la manière dont les souvenirs traumatiques sont réactivés et intégrés. Les recherches en neurosciences montrent que l’état hypnotique module la connectivité entre le réseau exécutif, le réseau de saillance et le mode par défaut, ce qui facilite une régulation émotionnelle plus stable et une diminution de l’hyperactivation.

L’hypnose ne vise ni à revivre brutalement l’événement, ni à effacer les souvenirs, mais à réduire la charge émotionnelle associée et à replacer ces souvenirs dans une perspective plus intégrée et moins envahissante.

6.1. Comment l’hypnose agit sur le stress post-traumatique ?

L’hypnose correspond à un état de focalisation attentionnelle et de modulation de la conscience, dans lequel les capacités de régulation physiologique et émotionnelle sont plus accessibles. Cet état permet de travailler sur le trauma de façon graduelle, sans être submergé par les affects.

Elle peut contribuer à :

  • Réduire l’hyperactivation neurovégétative, via une modulation du système nerveux autonome (activation parasympathique vagale, diminution de l’hyperactivité amygdalienne) ;
  • Atténuer la charge émotionnelle des souvenirs traumatiques par un retraitement imagé qui en modifie la valence affective et leur intégration mnésique ;
  • Renforcer le sentiment de sécurité intérieure, ressource essentielle pour reprendre progressivement le contrôle des réactions physiologiques et émotionnelles ;
  • Travailler sur les cognitions négatives liées au trauma (« e suis faible », « je ne vaux rien »), en facilitant l’accès à des représentations alternatives plus adaptées.

L’hypnose repose sur des techniques adaptées aux traumatismes, qui respectent le rythme de la personne et s’ajustent à ses besoins spécifiques.

6.2. Une approche progressive et sécurisante

Une des grandes forces de l’hypnose est sa flexibilité : elle peut être adaptée au rythme, aux ressources et aux limites de chaque personne. Le travail thérapeutique s’organise souvent en plusieurs étapes, proches des protocoles utilisés dans la prise en charge des traumas complexes :

  • Stabilisation et renforcement des ressources internes :
    Avant d’aborder les souvenirs traumatiques, il est essentiel de renforcer la capacité à revenir rapidement à un état de sécurité. Cela passe par des techniques d’ancrage, de régulation corporelle et d’auto-apaisement ;
  • Distanciation et retraitement progressif :
    les souvenirs traumatiques peuvent être abordés de manière indirecte (observer comme une scène extérieure, modifier certains paramètres sensoriels, travailler sur le ressenti corporel associé) afin de diminuer progressivement leur charge émotionnelle ;
  • Réintégration et reconstruction :
    L’objectif est de replacer l’événement dans le passé, de lui donner une cohérence narrative et émotionnelle, et de consolider un sentiment de continuité identitaire.

6.3. L’hypnose, une approche adaptée aux traumatismes complexes

Pour les victimes de traumas complexes – violences répétées, abus prolongés, emprise, manipulation psychologique –, l’hypnose peut être un outil particulièrement puissant, car elle ne nécessite pas forcément de verbaliser chaque détail douloureux. Certaines personnes ressentent une grande difficulté à mettre des mots sur ce qu’elles ont vécu, soit parce que l’émotion est trop forte, soit parce que l’amnésie traumatique empêche d’accéder à certains souvenirs.

L’hypnose permet de travailler sur les émotions et les sensations, même sans souvenir précis. Elle s’adapte donc parfaitement aux personnes qui ont du mal à exprimer ce qu’elles ressentent ou qui ne souhaitent pas parler directement de leur passé.

6.4. Les limites de l’hypnose dans l’accompagnement du TSPT

L’hypnose ne constitue pas un traitement unique du TSPT. Certaines situations nécessitent en priorité une prise en charge médicale et psychiatrique spécialisée :

  • Épisode dépressif majeur, risque suicidaire ou automutilations sévères : l’hypnose seule est contre-indiquée, une stabilisation médicamenteuse et psychiatrique est indispensable ;
  • Troubles dissociatifs sévères : en cas de déconnexion massive de la réalité ou de trouble dissociatif de l’identité, l’hypnose doit être utilisée avec une extrême prudence et uniquement par des praticiens formés à ces contextes ;
  • Traumatisme encore actif : si la personne est encore exposée à la violence (par ex. conjoint violent), la priorité absolue est la protection et la mise en sécurité, avant toute démarche thérapeutique centrée sur le trauma.

En pratique, l’hypnose doit donc être intégrée dans une approche pluridisciplinaire, associant psychiatres, psychologues spécialisés en psychotraumatologie, et, si besoin, médecins généralistes et structures d’aide aux victimes.

6.5. Se reconstruire avec l’hypnose : une approche sur-mesure

Chaque victime a son propre rythme, ses propres résistances, ses propres besoins. L’hypnose permet d’adapter chaque séance à la personne, en tenant compte de ses limites et de sa capacité à avancer.

Très loin des représentations spectaculaires de l’hypnose de spectacle, cette approche se veut douce, respectueuse et centrée sur la personne. Elle n’impose rien, elle n’oblige pas à revivre, elle n’efface pas le passé. Elle permet d’apaiser, d’atténuer et de retrouver une forme de liberté intérieure, sans être constamment ramené à un état de survie permanent.

7. En conclusion…

La reconstruction après un traumatisme est un processus long, progressif, mais accessible. Le stress post-traumatique et les séquelles des violences intrafamiliales ne relèvent pas d’une fragilité personnelle, mais de l’impact d’événements extrêmes sur le fonctionnement du cerveau et du système nerveux.

Reconnaître ces réactions comme des réponses normales à un danger anormal permet de déculpabiliser et d’ouvrir la voie vers un accompagnement adapté.

Différentes approches validées – thérapies cognitivo-comportementales (TCC), EMDR, hypnose, interventions psychocorporelles – offrent des moyens complémentaires pour apaiser les symptômes et restaurer progressivement un sentiment de sécurité et de continuité de soi.

L’essentiel est de ne pas rester seul face à la souffrance : s’adresser à un professionnel formé en psychotraumatologie constitue une étape déterminante. Chaque parcours étant unique, la prise en charge doit être individualisée, évolutive et intégrée dans un cadre pluridisciplinaire lorsque nécessaire.

Un accompagnement bien construit ne fait pas disparaître le passé, mais il permet d’en réduire l’emprise et de retrouver une qualité de vie, avec la perspective d’un quotidien plus stable et plus apaisé.

Aller mieux après un traumatisme est possible : pas à pas, avec l’accompagnement adéquat, il est possible de retrouver sécurité, confiance et liberté intérieure.

Parce que personne n’a à rester enfermé dans son passé.

Fin de l’article : Hypnose & TSPT : Comprendre et Apaiser | Stéphan Gazanhes (stress post-traumatique hypnose)

Stress post-traumatique hypnose
Hypnose et stress post-traumatique

  1. Source : Ministère de l’Intérieur ↩︎
  2. Le TSPT résulte d’une hyperactivation de l’amygdale, une structure cérébrale impliquée dans la détection des menaces. Lors d’un trauma, l’amygdale réagit de manière excessive, déclenchant une réponse de stress intense – adrénaline et cortisol – et court-circuitant l’hippocampe, responsable du traitement des souvenirs. Cela empêche le cerveau d’intégrer l’événement comme un souvenir passé et le maintient dans un état de vigilance constant, comme si le danger était toujours présent. Ce dysfonctionnement entraîne des flashbacks, une hypervigilance et des réactions émotionnelles incontrôlables face à des déclencheurs liés au trauma. ↩︎
  3. « Fight, flight, freeze » en anglais. ↩︎
  4. Le captage visuel et sonore est évidemment discuté en amont entre le thérapeute et son consultant, et fait l’objet de la signature d’un consentement libre et éclairé. Les fichiers numériques sont strictement confidentiels et stockés de manière chiffrée et sécurisée. ↩︎
Dernière mise à jour le 24 août 2025 à 11h20
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